
Disponible cerveau, mon cerveau est disponible. Ce qui ne veut pas dire qu'il est à prendre. Je le rends disponible quand je veux et où je veux et avec qui je veux. C'est clair !!! C'est dire si la chose mérite examen et précision. Mon cerveau est disponible, c'est à dire qu'il n'est pas encombré, et qu'il est encore prêt à laisser y entrer ce que je souhaite qu'il y entre. OK. On m'objecte, là sur ma droite, que tout petit déjà, encore embryonnaire, mon cerveau imprimait des informations sans qu'une quelconque volonté de ma part puisse intervenir. Autrement dit, la base de données a été imprimée sans autorisation préliminaire.
Ben c'est sûr, fallait bien y imprimer la capacité de choisir pour la suite. L'éternel débat inné/acquis est toujours d'actualité. je vous renvoie à TRISTES TROPIQUES de Claude Levi-Strauss ou encore à un écrit de Albert Schweitzer intitulé NATUR UND KULTUR, texte dont je ne connais plus la référence d'édition, mais je ne doute pas qu'en un coup de clic sur un bon moteur de recherche et hop, Albert apparaîtra dans toute sa splendeur sans qu'il soit besoin d'attendre minuit. Au fait, qui a écrit Il est minuit Docteur Schweitzer ? Et cherchez-moi ça sans cliquer sur un clavier mais juste dans votre disque dur cérébral… Hein ? On sèche ? Oui, je sais c'est un auteur considéré comme "léger" par les critiques, un auteur qui a eu son heure de gloire durant les années cinquante et soixante. Et pas dans le style Nouveau Roman. Pas vraiment le genre Claude Simon ou Nathalie Sarraute. Mais ça aussi c'est de la littérature. Un jour, quand j'aurais le temps, je vous en dirais plus sur cette littérature légère de la deuxième moitié du XXème siècle. Entre parenthèse, ce début du XXIème n'a pas de leçon a donner en matière de littérature. La lourdeur y est de mise…
Mais c'est une autre histoire.